Les chèvres

LE TROUPEAU

Le troupeau sera constitué de 60 chèvres des Fossés en lactation ce qui permet un bon compromis pour assurer un revenu viable tout en conservant une charge de travail raisonnable pour une personne.

3 boucs seront nécessaires pour assurer la reproduction par monte naturelle. La reproduction sera saisonnée afin de respecter le comportement naturel des caprins et aura lieu en octobre pour des mises-bas tardives au mois de mars. Cela permettra de bénéficier de conditions climatiques plus clémentes pour la survie des chevreaux et chevrettes. 

Les chevreaux et chevrettes seront élevés sous leurs mères pendant deux mois maximum (jusqu’à leur vente ou leur sevrage). Ils seront néanmoins séparés des chèvres pendant la nuit afin d’avoir assez de lait pour la traite du matin. Ils ne subiront pas d’écornage. Ils seront vendus vifs pour rejoindre d’autres élevages ou seront emmenés à l’abattoir et vendus en caissettes ou en pâtés. On pourrait également envisager de garder certains d’entre eux pour un service d’écopâturage sur l’île d’Ouessant. Il y aura très peu de renouvellement dans le trou- peau car les chèvres ne seront pas réformées. Il s’agira seulement de maintenir la taille du cheptel en cas de mortalité. Les premières années, les chevrettes seront gardées pour agrandir le troupeau.

 

L’ALIMENTATION

L’alimentation du troupeau sera composée à 67 % de pâturage. Il se fera tous les mois de l’année, 10 heures par jour d’avril à septembre, 5 à 6 heures le reste de l’année. Une complémentation en foin sera apportée d’octobre à mars.

Le pâturage tournant sera la technique privilégiée. Dans ce système, la prairie est divisée en parcelles de taille fixe et les animaux sont déplacés de parcelle en parcelle. Il s’agit de faire consommer aux animaux un stock d’herbe sur pied, en ayant un chargement instantané élevé.

La gestion des prairies sera extensive. Les prairies seront permanentes. Il n’y aura pas d’apport de fertilisants, les restitutions des animaux au pâturage étant suffisantes. La fauche sera raisonnée a n de préserver les prairies. Seules les quantités de foin nécessaires à l’alimentation du troupeau seront exportées, avec une marge de sécurité pour constituer un stock au cas où la production de l’année suivante serait médiocre. Le reste de l’herbe fauchée sera laissé sur place pour enrichir les sols.